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À votre avis, comment le transport collectif contribuera-t-il le plus à l’attractivité de la région métropolitaine et à la qualité de vie de ses résidents en 2050 ?

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Un ensemble de parcours offrant un niveau de service suffisant pour influencer l’organisation du territoire – en favorisant par exemple la densification des villes. Ce réseau joue également un rôle déterminant dans l’organisation de l’ensemble des transports collectifs d’une région.

Nombre d’habitants par kilomètre carré.

Nombre d’emplois par kilomètre carré.

La trame de rue constitue la charpente d’une ville. Elle est constituée de rues qui peuvent être orthogonales ou sinueuses, d’îlots dont la taille et la forme varient et de parcelles sur lesquelles les bâtiments sont construits et dont la taille varie aussi.

Autorité régionale
de transport métropolitain

Temps de lecture estimé
8 minutes

Occasion de prendre la parole
2 questions

Une région dynamique aux multiples facettes

La région métropolitaine de Montréal en bref

La région métropolitaine de Montréal s’étend sur un territoire de 4 000 km2 où vivent environ 4 millions de personnes, soit 48 % de la population totale du Québec. Selon les projections démographiques de l’Institut de la statistique du Québec, on estime qu’environ 500 000 personnes de plus peupleront ce territoire en 2031, ce qui représente une croissance de 12 % par rapport à aujourd’hui.

Cette région en plein essor offre une qualité de vie incomparable. D’ailleurs, Montréal est fréquemment citée dans les palmarès mondiaux des meilleures villes où s’établir, et elle se classe au cinquième rang des métropoles ayant attiré le plus d’investissements étrangers au cours de l’année 2017-2018 sur le continent américain (palmarès American Cities of the Future 2017/18). En 2016, on y dénombrait 1,8 million d’emplois, une hausse de 6,3 % depuis 2006.

Les activités auxquelles prennent part les habitants de ce territoire sont variées et elles forcent quotidiennement les déplacements entre les différentes municipalités qui le composent, que ce soit pour le travail, les études ou les activités sociales. Le système de transport de la région est donc essentiel à son développement économique, mais aussi à la qualité de vie de ses habitants.

Plusieurs instances comme les divers paliers de gouvernement, la Communauté métropolitaine de Montréal et l’ARTM travaillent de concert afin de façonner ce système de transport régional et de planifier son développement en regard des grandes tendances sociodémographiques. Cette planification, à laquelle les municipalités, les entreprises et les citoyens — usagers des services de transport collectif ou non — sont appelés à contribuer, est réalisée à l’échelle du territoire et permet de définir l’ensemble des besoins en mobilité des résidents. La vision métropolitaine qui en découle est toutefois intimement liée au contexte local. C’est pourquoi elle doit en tenir compte.

Région métropolitaine de Montréal

Région métropolitaine de montréal

Le territoire de l’ARTM est constitué des 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal, de la réserve indienne de Kahnawake et de la Ville de Saint-Jérôme.

Territoire de l’ARTM Agrandir

Obstacles et contraintes géographiques

La région métropolitaine de Montréal s’est développée sur un site façonné par des éléments naturels comme le fleuve Saint-Laurent, la rivière des Prairies, le mont Royal et de grandes zones de milieux naturels protégés ou de production agricole. Les infrastructures de transport telles que les ponts et tunnels permettent de franchir ces obstacles naturels, mais créent aussi des points de passage obligés sur nos réseaux routiers.

Ceux-ci peuvent devenir des goulots d’étranglement, tout comme le démontre bien la circulation plus dense à l’approche des ponts qui sont souvent utilisés à saturation. À une échelle locale, les infrastructures de transport telles que les ponts, les échangeurs autoroutiers ou encore les voies ferrées deviennent autant de barrières à franchir au cours des déplacements.

Ainsi, comment peut-on atténuer ces contraintes et améliorer l’efficience des infrastructures et des déplacements ? Le développement d’infrastructures ou de services voués au transport collectif s’avère être une piste de solution. La voie réservée aux autobus sur le pont Champlain — qui fera bientôt place au Réseau express métropolitain — est un bel exemple d’optimisation de la capacité. En effet, 18 000 personnes y circulent en transport collectif chaque matin en direction du centre-ville de Montréal, comparativement aux 15 000 automobilistes qui circulent sur les autres voies dans cette même direction.

La planification de la mobilité dans la région métropolitaine doit donc tenir compte des contraintes et des réalités des secteurs du territoire. Elle doit aussi intégrer les équipements de transport, tant au sein des quartiers que des plus grandes portions du territoire, afin d’assurer des conditions de mobilité optimales aux résidents et aux travailleurs qui s’y déplacent.

Contraintes du territoire Agrandir

Une croissance démographique inégale

En 2016, la population de la région métropolitaine de Montréal avoisinait les 4 millions d’habitants, une augmentation de 10 % ou de 350 000 habitants en 10 ans. Cette croissance démographique n’est toutefois pas homogène; durant cette période, certains secteurs du territoire ont connu une hausse significative tandis que d’autres sont restés stables.

Population

Source: Statistique Canada 2006 et 2016, traitement ARTM
Population totale 2016 : 3,9 M (100%)
Croissance de la population pour l’ensemble de la région entre 2006 et 2016 : 9,8 %


Croissance de la population pour l’ensemble de la région entre 2006 et 2016 : 9,8 %

Les totaux peuvent ne pas être de 100 % en raison de l’arrondissement.

Alors que 50 % de la population de la région métropolitaine résidait sur l’île de Montréal en 2016, ce secteur ne compte que pour 25 % de la croissance régionale depuis cette même année. Le poids démographique des couronnes — qui représente 51 % de la croissance depuis 2006 — s’accentue.

Si les prévisions pour la prochaine décennie sont exactes, on assistera à la poursuite de la croissance démographique dans ces secteurs, et ce, toujours selon un rythme et des dynamiques similaires.

La croissance de la population dans des secteurs très étendus, moins denses et moins propices à la mobilité durable de la région a un impact sur le système de transport et la mobilité. Il faut donc en tenir compte en élaborant des projets de transport adaptés à cette réalité.

Le phénomène du vieillissement de la population constitue également un facteur à considérer, d’autant plus que, dans la région métropolitaine, le segment des personnes âgées de 65 ans et plus passera de 16 à 22 % de la population entre 2016 et 2031.

Cette croissance sera encore plus marquée à l’extérieur de l’île de Montréal. Pour cette tranche de la population, on prévoit un taux de croissance presque deux fois plus élevé dans les couronnes que sur l’île de Montréal.

Afin de maintenir la participation sociale des aînés et de prévenir leur isolement, la desserte de leurs principaux lieux d’activité, l’amélioration de l’offre de service en dehors des heures de pointe et la mise en place de mesures d’accessibilité universelle figurent parmi les interventions à considérer dans le réseau de transport collectif.

Évolution prévue par groupe d’âge et par secteurs entre 2016 et 2031

La mobilité au service de l’activité économique

Les différents secteurs de la région métropolitaine sont guidés par des vocations à la fois distinctes et complémentaires. La concentration de certaines activités telles que le logement, l’emploi, l’industrie, le commerce, les services et les loisirs influence les circuits de déplacements et les distances parcourues. De 1998 à 2013, la distance moyenne d’un déplacement dans la région métropolitaine est passée de 6,3 à 7 km, ce qui représente une croissance de 11 %.

À l’échelle d’une région, un système de transport collectif performant est un facteur d’attractivité dont les effets sont tangibles. Notamment, des secteurs d’emploi facilement accessibles et une circulation fluide des biens et des personnes favorisent le dynamisme de l’économie. De plus, cela permet une réduction considérable de la congestion, assurant ainsi une meilleure qualité de l’air, une réduction du temps consacré aux déplacements et plus encore.

À titre d’exemple, 230 000 travailleurs se rendent au centre-ville de Montréal en période de pointe tous les matins de la semaine. Un tel flux de personnes est possible grâce à des réseaux de transport collectif et actif efficaces. La réalisation de projets de transport collectif attrayants qui améliorent la desserte des secteurs à forte densité d’activité humaine est essentielle à l’atteinte des objectifs d’aménagement de la région.

Localisation des emplois

En 2016, on dénombrait 1,8 million d’emplois dans la région métropolitaine. Le centre de l’agglomération de Montréal — incluant le centre-ville — regroupait plus de 750 000 de ces emplois, soit plus de 40 % du nombre total d’emplois, ce qui en fait le principal pôle d’activité économique de la région.

Toutefois, la croissance de l’emploi est plus élevée à l’extérieur de l’agglomération de Montréal, tant en pourcentage qu’en volume : il se crée désormais autant d’emplois dans chacune des couronnes qu’au centre de cette agglomération. On remarque également une hausse de l’emploi à Laval et dans l’agglomération de Longueuil.

L’accessibilité au centre de l’agglomération de Montréal demeure un élément clé de la mobilité sur le territoire en raison de l’attractivité importante de ce pôle. L’efficacité du transport collectif repose sur un réseau structurant, relativement étendu et capable de desservir la majorité des secteurs les plus densément peuplés de la région. Par ailleurs, la croissance de l’emploi hors de l’agglomération de Montréal crée une hausse des déplacements dans et vers ces secteurs et elle limite les flux de travailleurs en direction du centre. Cela génère de nouvelles dynamiques de déplacement à destination de pôles d’emploi qui sont moins bien desservis par le réseau de transport collectif. Ce phénomène doit être considéré lors de la planification des projets de développement du réseau.

Emplois

Répartition des emplois dans la région Croissance dans la région entre 2006 et 2016(%)

Nombre d'emplois total en 2016: 1 836 445 (100%) Croissance de l’emploi pour l’ensemble de la région entre 2006 et 2016: 6,3 %
Noter que les données en % représentent la part des nouveaux emplois créés dans la région que capte chacun des secteurs.
Les totaux peuvent ne pas être de 100 % en raison de l'arrondissement.

Source: Statistique Canada 2006 et 2016, traitement ARTM

Pour moi, me déplacer en vélo avec ma fille, c’est joindre l’utile à l’agréable.

Catherine, Varennes

Des environnements urbains diversifiés

Les environnements urbains où les personnes vivent ont une influence sur la mobilité. La densité résidentielle, la concentration des lieux d’emploi et la diversité des services et des commerces à proximité de ces lieux d’activité sont des facteurs déterminants.

Quartiers urbains denses et diversifiés

Ce sont les quartiers les plus denses de la région, autant en termes de nombre d’habitations que de nombre d’emplois ou de variété d’activités. Ils présentent une grande diversité d’usages : des résidences, des bureaux, des commerces et des services, et ce, tant à caractère régional que local. Les résidents de ces quartiers font les plus courtes distances de déplacement pour effectuer leurs activités quotidiennes. La trame de rue de ces quartiers est généralement très régulière, dense et bien connectée. Les bâtiments sont majoritairement implantés en front de rue et on y retrouve une grande variété de formes d’habitations : des tours d’appartements et des petits immeubles qui accueillent la majorité des logements, ainsi que des maisons en rangée ou détachées. Ces quartiers affichent une croissance démographique stable, à l’exception du centre-ville de l’agglomération de Montréal qui connaît un essor important de constructions résidentielles depuis quelques années. De plus, ces quartiers représentent 15 % de la croissance démographique depuis 2006.

Quartiers urbains en transition

Ces secteurs sont situés en périphérie des quartiers urbains denses et diversifiés. On y retrouve quelques pôles denses et mixtes de type plus urbain, mais ceux-ci sont entourés de rues résidentielles moins denses. Des commerces et services y sont implantés, ces derniers étant accessibles principalement par automobile. On y trouve également d’importants pôles d’emploi, notamment de grands parcs industriels où les lieux de travail sont dispersés. Les résidents de ces quartiers effectuent des déplacements de longueur moyenne pour vaquer à leurs activités quotidiennes. Selon les secteurs, la trame de rue est parfois composée de voies perpendiculaires régulières, mais principalement sinueuses. L’implantation des bâtiments, souvent en retrait de la rue, donne un sentiment d’espace. Tous les types d’habitations y sont présents, avec une proportion importante de maisons en rangée et détachées. Ces quartiers connaissent des redéveloppements qui les rendent encore plus denses et diversifiés. Depuis 2006, ils comptent pour 34 % de la croissance démographique de la région métropolitaine.

Quartiers suburbains en essor

Ce sont les quartiers qui connaissent la plus forte croissance démographique de la région. Ils sont caractérisés par un bâti et une trame de rue à faible densité et sont un peu éloignés des quartiers de type urbains, denses et diversifiés. Les commerces et services peuvent être à l’écart des lieux d’habitation et des lieux d’emploi et sont généralement plus dispersés. Les résidents de ces quartiers réalisent les déplacements les plus longs pour effectuer leurs activités quotidiennes. La trame de rue de ces secteurs y est généralement irrégulière et les bâtiments — principalement des maisons jumelées et détachées — y sont implantés en retrait de la rue sur de grandes parcelles. Ces quartiers ont accueilli 50 % de la croissance démographique depuis 2006.

Densité de la population 2016 (hab/km2)

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Source: Statistique Canada (2016)

Distance moyenne parcourue entre le domicile et les activités quotidiennes
(Secteur / Distance moyenne domicile-activités en km)

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Source: Statistique Canada (2016)

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