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Quel mode durable offert à proximité de votre domicile utilisez-vous le plus souvent ?

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Afin que le transport collectif devienne une solution de rechange avantageuse pour tous, quelle caractéristique de service doit être prioritairement améliorée ?

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Capacité des individus à se déplacer pour participer à des activités telles que se rendre au travail ou à l’école, faire ses emplettes ou encore rendre visite à sa famille et à ses amis.

Une seule personne à bord d’une voiture.

Services privés de transport en commun (taxi et autobus scolaire).

Déplacements réguliers et quotidiens entre le domicile et le lieu de travail ou d’études.

Services publics de transport en commun (autobus, métro et train).

Marche et vélo, principalement.

La part modale est mesurée en divisant le total des déplacements par un mode de transport donné de la même période. Elle donne une mesure globale de l’importance de chaque mode de transport.

Le covoiturage consiste en l’utilisation commune d’un véhicule par un conducteur non professionnel et un (ou plusieurs) passager(s) dans le but d’effectuer l’ensemble ou une partie d’un trajet commun.

Autorité régionale
de transport métropolitain

Temps de lecture estimé
6 minutes

Occasion de prendre la parole
2 questions

Pourquoi et comment se déplace-t-on dans la région ?

État de la situation pour l’ensemble des déplacements dans la région métropolitaine de Montréal

La mobilité fait partie intégrante de notre quotidien et notre capacité à nous déplacer facilement a des répercussions considérables sur notre qualité de vie. Les bouchons de circulation, les longs trajets ou le fait d’avoir peu d’options alternatives à la voiture sont autant de défis à relever pour améliorer la mobilité sur le territoire.

Nos besoins en matière de mobilité varient selon notre situation professionnelle, personnelle et familiale et selon notre mode de vie. Les modes de transport qui sont mis à notre disposition sont quant à eux pensés en fonction de notre lieu de résidence et de travail, et selon la localisation des commerces et des services que nous fréquentons. Ainsi, l’environnement urbain dans lequel nous évoluons influence grandement nos habitudes de déplacement. Malgré des objectifs gouvernementaux de réduction de la congestion routière ou de la pollution atmosphérique, les taux d’utilisation des différents modes de transport démontrent une grande stabilité à l’échelle globale depuis plus de dix ans. La voiture, avec une ou plusieurs personnes à bord, demeure le mode de transport le plus utilisé dans la région métropolitaine.

Bien que la part des déplacements effectués en auto solo soit inférieure à celle effectuée en modes de transport durables dans la région, son utilisation est tout de même en croissance. Cette part — au cours d’une seule journée — est passée de 41 à 43 % entre 2003 et 2013, ce qui représente 600 000 déplacements de plus.

L’amélioration de l’attractivité des services de transport collectif et de l’ensemble des modes durables, tels que la marche, le vélo, de même que le covoiturage et autres types de transports partagés ou en libre-service (taxis, vélos ou voitures), doit être au cœur de nos préoccupations et des efforts qui sont mis de l’avant sur le territoire.

Afin d’être en mesure d’offrir à la population de la région des options de mobilité durable intéressantes, il est essentiel d’identifier et de considérer l’ensemble des besoins de mobilité des résidents et des travailleurs qui y gravitent. La section qui suit dresse un portrait des éléments dont il faut tenir compte en ce qui a trait aux déplacements dans la région.

Pourquoi se déplace-t-on ?

L’ensemble des déplacements que nous effectuons dans une journée ne constitue pas une fin en soi. Ces déplacements nous permettent de répondre à des besoins tels que celui de travailler, d’étudier, de magasiner, de se divertir et de visiter ses proches. Les systèmes de transport représentent donc des moyens qui sont mis au service de nos besoins de déplacement.

On retrouve de grandes catégories d’activités directement liées à notre situation personnelle et familiale, notamment le travail, les visites médicales ou le fait de conduire nos enfants à l’école. Naturellement, certaines de ces activités sont plus contraignantes en termes d’horaire ou de régularité de déplacement; pensons notamment au travail et aux études qui exigent des déplacements respectant un horaire précis, jour après jour.

Une grande majorité des travailleurs et des étudiants de la région métropolitaine ont donc pour habitude de se déplacer de manière stable, régulière et prévisible tous les jours de la semaine.

Ces déplacements quotidiens, appelés navettage, sont structurants pour les systèmes de transport. Le navettage génère la période de pointe matinale et la congestion qui l’accompagne, tant sur les routes que dans le réseau de transport collectif. Pendant les heures de pointe du matin, c’est près d’un million de déplacements simultanés — dont un grand nombre en direction du centre de la région — qui sont assurés le plus efficacement possible par les systèmes de transport routier et collectif de la région.

Pourquoi se déplace-t-on?

Ces déplacements se déroulent sur 24 h et sont faits par des individus qui qui résident dans le périmètre du territoire ARTM.
Source : enquête OD 2013

À quelle heure se déplace-t-on ?

Ces déplacements se déroulent sur 24 h et sont faits par des individus qui résident dans le périmètre du territoire ARTM.
Source : enquête OD 2013

Comment se déplace-t-on ?

Chaque jour de la semaine, nous réalisons collectivement 8,3 millions de déplacements dans la région métropolitaine, dont environ 1,5 million en transport collectif.

À l’exception du centre-ville de Montréal où la marche arrive en tête comme mode de déplacement, la voiture est le mode de transport le plus utilisé dans l’ensemble des secteurs du territoire. Alors que les résidents des secteurs plus denses utilisent différents modes de transport pour se déplacer, ceux qui habitent dans les environnements moins denses et diversifiés utilisent la voiture trois fois sur quatre.

Facteurs qui influencent le choix d’un mode de transport

Les options de transport mises à notre disposition

Elles diffèrent en fonction des secteurs dans la région métropolitaine. Le réseau routier se retrouve partout, contrairement aux services de métro, de train ou d’autobus à haute fréquence. De plus, l’aménagement de trottoirs et de pistes cyclables n’est pas toujours priorisé — et les options de transport partagées ou en libre-service (taxis, vélos ou voitures) le sont encore moins.

L’accessibilité de nos lieux de destination

Elle dépend de notre milieu de vie et du milieu dans lequel les lieux sont implantés. La densité des lieux de résidence et la concentration des emplois, des commerces et des services permettent de réduire les distances de déplacement. Un système de transport collectif bien développé favorise la connexion des lieux entre eux, et ce, par l’intermédiaire de plusieurs modes de déplacement.

Les caractéristiques individuelles et familiales

Elles influencent largement le choix d’un mode de déplacement. L’âge, l’état de santé, la présence ou non d’enfants dans le ménage figurent parmi ces caractéristiques.

Les valeurs personnelles et l’aspect symbolique d’un mode de transport

Bien que sous-estimés, ils jouent un rôle important dans cette décision. La voiture peut représenter un symbole de liberté pour certains, tandis que le vélo peut renvoyer une image de santé pour d’autres.

Les conditions climatiques

Elles font aussi partie de l'équation. Les utilisateurs des modes actifs y sont particulièrement sensibles, tout comme les motocyclistes.

La part modale du transport collectif

En période de pointe, le transport collectif est indispensable à l’efficacité des déplacements dans la région. Afin d’augmenter l’utilisation de ce système pendant les heures de pointe, le Plan métropolitain d’aménagement et de développement de la CMM s’est fixé des objectifs régionaux précis. D’ici 2031, il vise à atteindre une part modale du transport collectif de 35 % — qui s’élevait à 25 % en 2013 — par rapport aux modes motorisés en période de pointe matinale. L’atteinte de cette cible représenterait 290 000 usagers de plus en transport collectif sur une base quotidienne, soit l’équivalent de 290 rames de métro.

La part modale des moyens de transport durables

La contribution de l’ARTM à l’atteinte de la cible de la CMM constituera un défi de taille dans la mise en œuvre du plan stratégique de développement. Il apparaît toutefois important d’aborder de manière plus large et intégrée la mobilité des personnes sous toutes ses formes. Ainsi, on doit considérer l’ensemble des modes durables afin de miser sur la complémentarité de la marche, du vélo, du transport collectif, du covoiturage et du taxi en vue d’atteindre l’objectif commun de réduction des déplacements en auto solo. L’utilisation de ce type de moyens de transport par rapport à la totalité des déplacements réalisés dans une journée témoigne d’une vision intégrée de la mobilité durable. Selon cette vision, chaque option alternative à l’auto solo fait partie de la solution. En 2013, 57 % de l’ensemble des déplacements dans la région au cours d’une même journée étaient effectués par l’entremise d’un mode autre que l’auto solo, dont 18 % en transport collectif.

Part modale des déplacements réalisés dans une journée type

La part modale présentée dans ce graphique est calculée par rapport au nombre total de déplacements réalisés dans une journée.
Source : enquête OD 2013

Part modale des déplacements réalisés dans une journée type

Définition d'autopartage : Plusieurs personnes à bord d’une voiture.
Source : enquête OD 2013

Une région aux réalités et aux mobilités multiples

Une analyse sociodémographique révèle des différences marquées entre les divers secteurs que regroupe la région métropolitaine. Bien que plusieurs types de ménages s’établissent dans les environnements urbains de la région, on y dénote certaines tendances. Notamment, les secteurs urbains denses attirent davantage de personnes seules, actives ou retraitées.

La proximité des emplois, des commerces et des services ainsi que l’accès à une meilleure desserte en transport collectif permettent à ces ménages de se déplacer aisément, et ce, sans qu’ils aient besoin de posséder une voiture. Le nombre de voitures par ménage y est donc plus faible (moins d’une voiture par ménage).

La proximité du transport collectif a été déterminante quand est venu le temps de s’établir en banlieue.

Wallid, La Prairie

Les couples avec ou sans enfants privilégient quant à eux la vie dans les secteurs moins denses ou suburbains. La perspective d’avoir des enfants détermine souvent l’établissement d’un ménage dans les secteurs moins denses. De plus, le prix de l’immobilier, qui y est généralement plus accessible, facilite l’accès à de plus grands logements.

Enfin, l’éloignement d’un lieu de résidence par rapport au centre de la région métropolitaine influence fortement les choix de destinations et de modes de transport. Plus on s’éloigne du centre de Montréal, moins cette destination est privilégiée et plus l’usage de l’auto solo est indispensable, même en considérant les déplacements de navettage.

Déplacements en direction de la partie centrale de Montréal

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Source : enquête OD 2013

Proportions des différents types de ménage par secteur

Personne seule active Couple sans enfant Couple avec enfants Personne seule retraitée Autres
(ex. coloc)
Centre-ville 38 % 24 % 12 % 21 % 5 %
Montréal Centre 25 % 23 % 29 % 18 % 5 %
Montréal Est 14 % 25 % 37 % 18 % 5 %
Montréal Ouest 12 % 25 % 41 % 17 % 5 %
Longueuil 15 % 29 % 36 % 16 % 4 %
Laval 11 % 28 % 42 % 15 % 4 %
Couronne Nord 12 % 30 % 43 % 12 % 3 %
Couronne Sud 11 % 30 % 45 % 10 % 3 %

Secteurs urbains denses et diversifiés : au cœur de la mobilité durable

La grande majorité des résidents qui habitent dans les secteurs les plus denses de la région y travaillent ou y étudient également. Dans ce type de secteurs, les déplacements sont plus courts et plus rapides que dans le reste du territoire. Les jeunes adultes sont moins nombreux à détenir un permis de conduire et les ménages font un usage restreint des véhicules motorisés.

Dans ces secteurs, la voiture reste malgré tout le mode de déplacement le plus utilisé avec une part modale de 45 %, bien que cette dernière régresse sensiblement — elle s’élevait à 49 % en 2003. Cette baisse se fait au profit des modes actifs qui représentent désormais près du quart des déplacements. Le transport collectif présente quant à lui une part modale intéressante, soit de 29 %, mais celle-ci progresse faiblement puisqu’elle se situait à 28 % en 2003. L’utilisation du vélo est en augmentation, notamment pour se rendre au travail. Depuis 2003, la part des déplacements effectués en vélo par les résidents de ces secteurs est passée de 2 à 4 %, et le quart des 100 000 déplacements réalisés en vélo à l’automne 2013 était effectué pour se rendre au travail.

Secteurs urbains en transition : à la croisée des chemins

Ces secteurs sont dotés de pôles d’emplois importants, mais une bonne part du navettage est tout de même mobilisée vers le centre de la région. Les déplacements sont réalisés sur des distances légèrement plus longues. Le taux de motorisation des ménages est élevé (1,4 automobile par ménage) et il poursuit son ascension. La croissance du parc automobile est 2,5 fois plus rapide que la croissance des ménages et la part modale de la voiture s’élève à 70 %.

La part du transport collectif — qui se situe entre 14 et 22 % selon les secteurs — a légèrement progressé, et ce, particulièrement à Laval à la suite du prolongement de la ligne orange du métro en 2007. La part des modes actifs, qui représente moins de 10 %, était déjà faible avant le déclin qu’elle a connu entre 2003 et 2013.

Secteurs suburbains en essor : la quête d’un modèle de mobilité durable

L’une des caractéristiques principales des déplacements effectués à l’intérieur des secteurs suburbains est leur étendue. Comparativement au reste de la région, les distances qui y sont parcourues sont 1,5 fois plus grandes en automobile et 2 fois plus grandes en transport en commun. La proportion de personnes travaillant dans un autre secteur de la région métropolitaine y est importante, mais moins de 15 % du navettage s’effectue vers le centre de Montréal. Dans ce contexte, la part modale de la voiture dépasse les 80 %.

La part modale du transport collectif dépasse légèrement les 6 % et connaît une légère croissance. Cela est sans doute dû au développement de l’offre de service, alors que la part modale des modes actifs, s’élevant à 7 %, a régressé de 1 % depuis 2003.

Part des modes durables (2013, période de 24 h)

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Source : enquête OD 2013, 2003

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