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Parmi les caractéristiques de service suivantes, laquelle vous semble la plus importante ?

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Comment peut-on mieux intégrer les points d’accès du réseau de transport collectif à leur environnement ?

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Quelle solution vous semble la plus intéressante pour optimiser l’espace consacré aux stationnements incitatifs ?

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Un milieu de vie complet comprend une diversité d’usages complémentaires situés à distance de marche. Les individus qui y résident ou qui le fréquentent peuvent y effectuer la majorité de leurs activités quotidiennes sans avoir à parcourir de grandes distances, ce qui favorise les déplacements actifs.

Le concept de Transit-Oriented Development (TOD) favorise l’articulation du développement urbain et des réseaux structurants de transport collectif. Cette approche facilite le changement des comportements de mobilité en faveur du transport collectif. (PMAD)

Le degré de perméabilité de la trame urbaine est défini par le nombre de liens existants dans un secteur. Il peut s’agir aussi bien d’intersections de rues (qui définissent la connectivité) que de cheminements piétonniers.

Autorité régionale
de transport métropolitain

Temps de lecture estimé
6 minutes

Occasion de prendre la parole
3 questions

Des milieux de vie tournés vers la mobilité durable

Pourquoi parler de mobilité ?

Le concept de mobilité se définit par la capacité des individus à se déplacer, peu importe le mode de transport qu’ils empruntent. Elle englobe les déplacements nécessaires à la réalisation des activités quotidiennes, telles que le fait de se rendre au travail ou à l’école, de faire ses emplettes ou de rendre visite à ses proches.

La mobilité fait appel à la notion d’accessibilité et tient compte à la fois du système de transport (la façon de se déplacer), de l’aménagement du territoire, des conditions sociales et économiques des individus et des lieux qu’ils fréquentent.

Le modèle durable nous guide vers une mobilité efficace, équitable et sobre, ayant moins d’impact sur l’environnement et favorisant le développement économique. La perspective proposée par la mobilité durable offre plus d’options aux citoyens pour se déplacer, augmente la proximité et l’accessibilité des lieux de destination par rapport aux points de départ et favorise des modes de déplacement à faible empreinte carbone.

Et qu’en est-il de l’aménagement ?

La volonté de créer des milieux de vie attractifs et durables et d’optimiser l’espace destiné au développement urbain est une priorité pour la région métropolitaine. Elle s’inscrit au cœur du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui met de l’avant le rôle clé que doit jouer un système de transport collectif efficace, fiable et fréquent pour structurer l’urbanisation.

En vue d’atteindre les grands objectifs que la région s’est fixés dans le cadre du PMAD, deux conditions essentielles doivent être réunies. A priori, il est important de canaliser l’urbanisation à proximité des points d’accès d’un réseau de transport collectif structurant. En second lieu, la qualité de l’offre de services de ce réseau doit être accrue de manière à répondre à une demande soutenue et à une diversité de besoins de mobilité. En canalisant ainsi le développement urbain, un plus grand nombre de citoyens pourront accéder facilement à des modes de déplacement durables et, concurremment, la demande soutenue par une plus grande densité d’activités permettra notamment d’augmenter efficacement la fréquence de passage ou les heures de service.

L’approche générale de densification du territoire s’appuie également sur l’établissement d’un périmètre d’urbanisation, au-delà duquel toute expansion du développement urbain sur les terres agricoles ou les milieux naturels est proscrite. L’ensemble des futurs points d’accès au réseau de transport collectif structurant doit conséquemment se situer à l’intérieur du périmètre d’urbanisation et favoriser le développement de celui-ci.

En résumé, pour que s’opère une réelle transition vers la mobilité durable et que s’installent de nouvelles références en matière d’aménagement du territoire, la localisation des activités, la consolidation urbaine et l’intégration des équipements de transport collectif sont autant de facteurs qui interpellent les citoyens aussi bien que les pouvoirs publics. Ainsi, comment peut-on faire en sorte que nos déplacements quotidiens soient moins longs et plus durables ?

La mobilité durable au coeur de l’aménagement du territoire

Un nouveau contexte d’aménagement

Depuis plusieurs décennies déjà, les déplacements en automobile influencent le développement des villes et contribuent à accentuer plusieurs problématiques devenues à présent de véritables sources d’irritation pour les citoyens sur une base quotidienne. La congestion routière, l’augmentation de la distance à parcourir entre le domicile et le lieu d’emploi ainsi que la croissance continue de l’espace et des dépenses afférentes au système de transport sont des conséquences d’une vision d’aménagement définie en fonction de l’automobile.

Dans plusieurs grandes villes du monde, de nouvelles pratiques émergent afin d’offrir aux citoyens des options alternatives à l’auto solo pour leurs déplacements. La création de milieux de vie complets, plus compacts et axés sur les transports actifs et collectifs, sont valorisés en raison des nombreux avantages qu’ils comportent. Ils entraînent notamment un meilleur accès à une diversité de services et d’activités à proximité du domicile, des déplacements simplifiés et plus courts et, enfin, une consommation optimale d’espace et de ressources.

La densification du territoire : un atout pour la mobilité durable

Un milieu urbain compact et complet soutient un réseau de transport collectif performant et structurant puisqu’il assure un plus grand achalandage, tandis qu’un réseau de transport collectif efficace soutient la densification et la mixité des activités dans les quartiers. Lorsqu’un nombre important de ménages et d’emplois s’implantent à distance de marche des points d’accès au réseau de transport collectif, l’ensemble du territoire bénéficie d’une meilleure accessibilité. La région métropolitaine s’est fixé pour objectif d’orienter 60 % de la croissance démographique — projetée d’ici 2031 — autour des points d’accès du réseau de transport collectif métropolitain structurant, aménagés selon les principes du Transit-Oriented Development (TOD).

Effets de synergie entre l’aménagement du territoire et le système de transport Agrandir

Évidemment, la qualité du service de transport offert représente un facteur déterminant de la réussite d’un quartier aménagé selon les principes du TOD. Cette proposition est également valable pour les quartiers dont la densité, la perméabilité de la trame urbaine et la mixité des activités permettent de réduire l’utilisation de l’automobile et d’envisager une mobilité orientée sur les transports actifs et collectifs. La planification régionale du transport collectif contribuera au succès de la stratégie de développement axée sur le TOD en priorisant les initiatives et les projets qui renforcent la performance et le caractère structurant du réseau de transport collectif. Le cercle vertueux de la mobilité durable se trouve alors engagé.

Le milieu municipal : un acteur clé de la mobilité durable

Les acteurs du milieu municipal sont des partenaires essentiels à la réalisation d’une véritable planification intégrée de l’aménagement et du transport. Forts d’une connaissance approfondie des particularités de leur territoire respectif et de leurs résidents, les municipalités, les MRC et les agglomérations possèdent de nombreux leviers d’intervention et plusieurs outils de planification qui doivent contribuer à résoudre les enjeux de mobilité à l’échelle locale.

Les points d’accès au réseau de transport collectif

Les terminus d’autobus, les gares de train, les stations de métro, les pôles d’échanges intermodaux et les stationnements incitatifs constituent les principaux équipements fixes de transport collectif. L’aménagement du territoire et la planification des transports doivent être étroitement liés pour s’assurer de mettre ces équipements en valeur, puisqu’ils constituent les points d’accès au réseau de transport collectif. L’intégration harmonieuse des équipements de transport collectif au tissu urbain et aux milieux qu’ils desservent favorise le développement de quartiers orientés vers le transport collectif. Un aménagement d’avant-garde des équipements de transport collectif contribue à offrir une expérience de qualité aux usagers. Ces équipements deviennent ainsi des lieux reconnaissables et invitants pour l’ensemble des citoyens. À titre d’exemple, l’aire d’accueil d’un service de transport collectif peut faire office de place publique dans un quartier. Pour en assurer la durabilité et la convivialité, une attention particulière doit être apportée à la qualité architecturale. En somme, un équipement de transport collectif bien planifié peut ajouter de la valeur à un quartier.

Je me considère comme chanceux de pouvoir tout faire à pied ou en bus et métro: école, garderie et travail !

Bruno, Montréal

Des équipements de transport collectif attrayants

Selon les différents types d’équipement, des éléments de confort, d’efficacité et de sécurité entrent en ligne de compte. L’ergonomie des installations, la qualité des aménagements paysagers et du mobilier urbain, l’efficacité des liens d’accès aux équipements et le sentiment de sécurité de la clientèle qui les fréquente figurent parmi les facteurs à considérer.

La combinaison de ces paramètres fait en sorte que l’usager des services pourra se déplacer de façon agréable, efficace et sécuritaire.

Les équipements de transport qui respectent les principes de développement durable devront être conçus de manière à réduire l’empreinte écologique, optimiser la consommation énergétique, contribuer à la gestion des nuisances et à la protection du patrimoine naturel.

Une pluralité de modes pour accéder aux équipements

La perspective que propose la mobilité durable offre plus d’options aux citoyens pour se déplacer, augmente la proximité et l’accessibilité des lieux de destination par rapport aux points de départ et favorise des modes de déplacement à faible empreinte carbone.

L’importance accordée aujourd’hui à la mobilité durable devrait se traduire dans l’aménagement des équipements de transport collectif et faire en sorte que l’accès au réseau de transport collectif soit convivial, sécuritaire et accessible par tous les modes — marche, vélo, transport collectif, taxi, autopartage et auto solo — et à toutes les clientèles. L’aménagement devrait favoriser en premier lieu l’utilisation des modes actifs ou collectifs. L’organisation des réseaux piétonniers, cyclables et véhiculaires doit être planifiée en conséquence et en tenant compte de l’environnement urbain où est localisé l’équipement de transport collectif.

Ainsi, un effort particulier devrait être déployé dans l’aménagement des accès piétons des gares, des terminus et des stations situés dans les quartiers de type urbain, dense et diversifié. L’aménagement de stationnements incitatifs dans ces gares ou terminus situés dans des milieux suburbains en essor permettra d’y accéder en voiture. Toutefois, ces équipements doivent être bien intégrés et ne doivent pas nuire aux projets de développement permettant la densification et la diversification de ces secteurs.

Modes d’accès à prioriser pour le réseau structurant de transport collectif

Marche

Une attention toute particulière doit être accordée au piéton et à ses besoins lors de ses déplacements. La marche doit être considérée comme un mode de transport à part entière qui constitue le dénominateur commun de l’intermodalité. En effet, peu importe l’équipement de transport collectif auquel un usager souhaite accéder, il doit parcourir une certaine distance à pied pour y arriver.

Vélo

De même, plusieurs facteurs favorisent l’utilisation du vélo pour accéder au réseau de transport collectif. L’aménagement de trottoirs et de pistes cyclables, une configuration cohérente de la voirie, un déneigement adéquat et la disponibilité d’espaces de rangement sécurisés pour les vélos sont au nombre des aménagements incitatifs à considérer.

Autobus

L’optimisation du rabattement par autobus vers les équipements de transport collectif doit être également prise en considération pour qu’elle devienne une option de rechange à l’auto solo intéressante dans les déplacements quotidiens.

Mobilités alternatives

L’utilisation des modes actifs et collectifs ainsi que des mobilités alternatives de type covoiturage, autopartage et vélopartage permet d’offrir des options autres que l’utilisation de l’automobile personnelle pour l’accès à un mode structurant de transport collectif. Par le fait même, les mobilités alternatives permettent de réduire la pression sur la capacité des stationnements incitatifs.

Auto/stationnements

Une réflexion sera menée sur l’optimisation de l’utilisation des stationnements incitatifs. Il sera important de favoriser à la fois le maintien d’une bonne accessibilité à l’équipement et son potentiel de développement selon le concept de TOD, tout en établissant des principes de gestion des stationnements qui favorisent notamment la réduction de l’empreinte au sol et des îlots de chaleur. La question des droits verticaux favorisant le développement immobilier au-dessus des espaces de stationnement sera également examinée.

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